
Wavelab, 20 ans déjà
Cela fait maintenant vingt ans — plus ou moins, je n’ai pas compté — deux décennies que je l'utilise plus ou moins régulièrement. Le choix s’est d’abord imposé par son nom et son identité visuelle, évoquant naturellement ces ondes temporelles que je cherche à dompter. C’est bien plus qu’un logiciel : un laboratoire d’écoute et de mesures complet, un outil de reconstruction sonore qui fait le pont parfait entre mon esprit d’ingénieur industriel et ma passion d’amateur éclairé. Son manuel de plus de 600 pages est resté mon compagnon de route, toujours à portée de main.
Mon objectif initial était double : maîtriser l’essentiel pour monter un mini studio dédié à l’analyse et au traitement des bruits industriels. L’idée ? Utiliser des approches vibro-acoustiques efficaces non seulement pour réduire les nuisances, mais aussi pour améliorer la « qualité du bruit ». Il s’agissait de définir une signature sonore convaincante en utilisant les outils du studio plutôt que de simples courbes et décibels, souvent trop abstraits pour les décideurs. En parallèle, c’était le moment de mettre le pied à l’étrier pour mes premières investigations en captation et restitution, de la mono jusqu’au multicanal.
Cette aventure a commencé par une rencontre décisive avec Lionnel, mon formateur, qui m’a initié en trois jours intensifs aux fondamentaux de l’édition audio et au vocabulaire du métier. Je garde encore le souvenir de mon effarement devant sa liberté de réglages : voir des corrections de plusieurs décibels appliquées aux égaliseurs était un choc pour l’ingénieur que j’étais, habitué à ajuster des étalonnages au dixième de décibel près pour respecter des limites de puissance acoustique drastiques (à -0,5 dB(A)près).
Quelle aisance, quel confort offrait cette nouvelle approche créative et pragmatique!
Finalement, j'ai retrouvé quelques audios captés en formation à Lyon avec le Squadriga industriel à écouter dans les samples.
dBA